1er mars 2004
Salut Milou
Difficile de savoir quoi raconter dans une lettre quand on la commence, mais bon, j'en commence une, donc je la termine aussi, bref, on est le 1 mars, et on n'est pas loin du mois complet ! Je n'ai vraiment pas la plume facile pendant les vacances, comme toujours, quoi !
Je repense encore à la rentrée de Janvier et à tout ce qui s'est passé depuis, je repense aussi à ce fameux mois de Février 2004, qui sera marqué de ton sceau à tout jamais. Je pense encore que la Vie est un long chemin, et que même s'il paraît difficile et long, j'aimerais y mettre mon grain de sable pour le secouer, pour le manœuvrer à ma sauce. Je vois un levé de Soleil Rouge, éclairant l'obscurité de la Nuit, éclairant deux yeux bleus cachés dans une Forêt, une jungle infranchissable, rempli de cavernes et de châteaux. Je vois encore deux étoiles à la lueur du midi, réchauffer un cœur glacial. Aujourd'hui est fait de Toi, Demain est un autre jour.
Je me demande encore (et toujours, y'en a marre de se poser des questions à la noix, des fois ! ), d'accord je suis amoureux de toi, d'accord je sors avec toi, et ensuite ? (là, je crois que je cherche une réponse dans le néant de l'imprévisible.). Et puis puisque l'on parle de Toi, toi qui a attendu que je fasse le premier pas (t'es vraiment une femme pour ça), toi qui voyais mais qui attendais, toi qui est capable de dire n'importe quoi et qui penses me faire ramper au sol, toi qui parais si endormie et qui es pourtant si consciente, toi qui joues un jeu bien subtil, toi qui ne croyais plus en la Vie, toi qui a su changer mon existence, toi, tu attends que la nouveauté passe, tu vois les choses différemment de moi, tu as un potentiel énorme, mais tu ne l'exploites pas, tu n'as pas fait les mêmes erreurs que moi, tu as choisi des voies auxquelles la profondeur de mes entrailles voulait prendre pour soi, tu vis une période si important et pourtant si innocente, tu raffoles du chocolat (comme beaucoup de personnes) , mais tu carbures pas avec, tu …(y'a pas assez de mots pour le reste) ( le reste pourrait remplir un stade entier, car je ne pense pas être le premier, ni même le dernier à penser, écrire cela, l'Amour avec un grand A, qui pourrait se casser en deux pour nous.).
Crois-tu en la destinée ? Crois-tu que nous avons tous un but commun ? Crois-tu que le Monde soit unique en son genre, que l'image qu'on nous donne est vraie ?
Bon j'arrête ce monologue, parce que sinon, je vais jouer à l'accusé, l'avocat et le juge (l'accusé est pendu à la fin, à travers une fenêtre pour être noyé dans la Loire, où l'on récupère le corps pour être disséqué et mit en classe de SVT, au fond de préférence, on appelle les restes Oscar, et on fait croire aux élèves que c'est un faux) (euh, mais, mais, c'est bien possible !)
G.A.

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